- Edmond ! Est-ce que tu es fou ? Voilà que tu encourages ta fille... Ah ! le jour où cette petite imbécile sera enceinte... - Evidemment, dit Archambaud en s'adressant à sa fille, c'est la chose à ne pas faire. Il faut absolument éviter d'avoir des enfants. Ce coûte cher, c'est un embarras, une cause de soucis, de tracas, et pour une jeune fille, un handicap très lourd. Ta mère s'inquiète à juste titre de ta promenade au bois des Larmes. Ce n'est pas un endroit pour céder à un jeune homme. Il ne faut le faire que dans une chambre.
Marcel Aymé was a French novelist, children's writer, humour writer, screenwriter and theatre playwright. His writings include The Man Who Walked Through Walls (Le Passe-Muraille), one of his most famous short stories for which there is a monument in the Montmartre Quarter of Paris.
تُمثل رواية "أورانوس" الحالة ما بعد الحروب عامة، وفي حالة الرواية؛ حالة فرنسا بعد الحرب العالمية الثانية، وما جرى فيها من قصف ودمار وخراب لمناطق عديدة، ويتخذ "مارسيل إيميه" من بلدة "ليمون" مركزاً للأحداث والشخصيات والصراعات العديدة بين الأيدولوجيات العديدة التي انقسم إليها الشعب، وما بين موافق ومُعارض، ما بين شيوعي واشتراكي، تأتي فكرة المعاناة البشرية في الأساس، أن أياً كانت المُحصلة، أياً كان الناتج، فالمعاناة جزء لا يتجزأ من الحياة، فتلك الفترة الظلامية القاتمة من تاريخ فرنسا، ستجدها في أي وقت وأي مكان في العالم، وستجدها في أي بلد بعد الحروب/الثورات، ذلك التشتت المُربك، وعدم معرفة وفهم وتنبؤ المستقبل يُعد دلالة على ذلك، فكلما تتطلع إلى المستقبل، تجد ظلام حالك ورؤية ضبابية.
ومن خلال لفيف من الشخصيات في البلدة، لفيف مُتشابك بحق، يعرض "مارسيل إيميه" التقلبات البشرية، ويغوص في طريقة تفكيرها، ما بين موافق ومُعارض، يُحاول الكاتب أن يرسم صورة وجودية للبشرية، يُمكن أن يتعايش فيها الطرفين، بطريقة أكثر تحضر، دون الاضطرار إلى حبس وتخوين المُعارض، أو ممارسة أي شكل من أشكال الديكتاتورية عليه، وذلك كما نعرف شديد الصعوبة، فدائماً المعارض ما يسهل تخوينه أو سحله أو سجنه أو حتى قتله! وهذه النظرة التشاؤمية هي ما وجدته كدلالة حقيقية على الواقع، والسواد الذي يغلفه.
جدير بالذكر أن الرواية ليست سهلة في قراءتها تماماً، ولا أدعي فهمي وتواصلي بكل الإحالات إلى التاريخ والسياسة والفن والأدب، ولكن، لا تأتي أهمية هذه الرواية على الجانب السياسي والاجتماعي فقط، بل هي تتوغل إلى أكثر من ذلك، إلى الأدب والفن، والفلسفة، فلذلك سيكون قراءة بعض الفصول أو الأجزاء بمثابة تحدي حقيقي، والأجمل أنه ليس بالضرورة أن تفوز بهذا التحدي، بل يكفي فقط أن تستمع به.
رواية جيدة، ذات ترجمة مبذول فيها جهد كبير –واضح في الحواشي- وتمثل فترة ضبابية من تاريخ فرنسا بعد الحرب العالمية الثانية، فمن يكون مُهتماً بهذه الفترة، فأرشح لك هذه الرواية بكل تأكيد.
Ce livre mérite incontestablement un plus grand public qu'il n'a eu jusqu'à present. Aymé dans l'Uranus raconte les sales histoires de réglement de conte qui ont suivi la liberation de la France par les forces allies en 1944.
Tout dans le roman déroutant est tout à fait plausible ce qui le rend très troublant. C'est bon témoinage d'une époque très penible.
a brave story about the time after second world war in a small french city which was faithful to marshal peten regime and suffer from usa bombing. very honest look at the hard situation.
Amazing book that deals with hypocrisy and human nature in the terrible period of France immediately after WWII. (Which is also when it was written.) The subject matter was grim,and yet I found that the quality of the writing and his acute observation of human nature with all its frailties, quirks and foibles, kept me inspired. Very glad I happened to pick this up at a trash and treasure book stall - I knew nothing about it but simply grabbed it because it was in French. (A short way in I guessed that Marcel Aymé was probably a very respected writer and this a well known book... but it was good to discover this myself, without preconceptions.
Un roman dans lequel Marcel Aymé nous livre un conte philosophique historique. L’intrigue sert la réflexion et nous interroge sur l’après-guerre, dans cette France scindée en deux, celle des collaborateurs et des résistants, celle des vainqueurs et des matamores, celle des patriotes et des ennemis. Et surtout celle de tous ceux qui ont attendu que ça se passe... « Cette vague d’hypocrisie, qu’il croyait voir déferler sur la France, prenait maintenant à ses yeux des proportions grandioses. » Troisième volet d’une trilogie consacrée à la Deuxième Guerre Mondiale (avant-guerre, Occupation et ici Libération et épuration, époques que l’auteur a bien connues, lui qui fut même un temps mal vu après avoir publié dans des revues collaborationnistes tels que Gringoire ou Je suis partout), ce livre nous questionne sur le bien-fondé de nos choix, de nos actions ou de nos passivités, tout en finesse, sans aucun manichéisme, mais en toute impitoyable lucidité. Par le biais de situations cocasses, ridicules, follement dangereuses, paradoxales. Dans ce récit truculent, avec l’humour percutant et ravageur et la grande acuité d’observation qu’on lui connaît, Marcel Aymé campe avec tendresse, mais sans illusions des personnages qui doutent, tâtonnent, essaient, cherchent à se racheter, s’arrangeant comme ils peuvent avec leur conscience, se réinventant tant bien que mal un futur... Profondément humains. Désabusé, mais serein, féroce, mais indulgent, il fait le bilan désenchanté de cette période sombre et ambivalente de notre histoire dont les plaies sont encore à vif (écrit en 1948) et renvoie finalement tout le monde dos à dos, avec toutefois une affection particulière pour celui qui s’efforce de se dégager de l’influence mortifère d’Uranus pour décider d’aimer cette vie qui ne lui a pas été ôtée, à tout prix. Tout un symbole... « Il pensait à tous ces hypocrites, au nombre desquels il se comptait lui-même, et que rien n’obligeait à taire leurs convictions ni à feindre d’en avoir d’autres. » La drôlerie dévastatrice d’Aymé ne nuit pas à la gravité du sujet, bien au contraire, et le comique – irrésistible – sert un propos qui nous laisse ébranlés, perplexes et émus. « Désœuvré, il tourna autour de la table, puis réfléchit à une disposition des meubles qui eût laissé plus d’espace pour se mouvoir. Par exemple, on pouvait mettre la commode sur la desserte et le bonheur-du-jour sur le secrétaire. » Du grand Marcel Aymé, avec beaucoup d’échos dans les traumatismes, inquiétudes, clivages, fractures et montées des intolérances actuels. À lire ou relire sans plus tarder.
إضاءة على زوايا متعدِّدة من الدّمار الذي لحق بقرية ريفيّة فرنسيّة نتيجة الأعمال العدائيّة خلال الحرب العالمية الثانية، وما خلّفه من عبثٍ في الأرواح، مهيئاً مناخاً خصباً لمشهد سياسي مُتأزِّم، يزجُّ بشخصيات ذات انتماءاتٍ حزبيّة مختلفة، في خضَّم صراعات محتدِمة، يشكِّل اختباء أحد المطلوبين للعدالة على خلفية اتهامات بالتعامل مع العدو، في منزل مهندس، عقدة رئيسية منه.
فكرة غير مشبعة طرحاً. ظهور متكرر لومضات فلسفية. مواقف يُختزل معناها في منطقة ما وراء السطور. هوامش إثرائيّة تستدعي أعلاماً أو كيانات اعتباريّة لعبت دوراً في صياغة حقبة من تاريخ البلاد أو إثراء رصيدها الثقافيّ. إلا أنّ بناء الشخصيات، تشكيل الأحداث، وتجسيد المشاهد، ليس على قدرٍ جيد من النضج؛ لعلّ للترجمة تأثيرها. كما أنّ عملية تحرير النّص، الإملاء وعلامات الترقيم، تحتاج إلى مزيد من التدقيق.
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اقتباسات:-
"لا تستحق النوايا المجرّدة النّدم الشديد". (222).
"قبل الحكم على الآخرين، تعرَّف على نفسك قليلاً". (276).
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إحصائيات:-
عن منشورات "جدل"؛ صدرت سنة 2022 الطبعة الأولى من النسخة العربية؛ ترجمتها "أماني الزعيبي"، أما النسخة الأصليّة فقد صدرت في 1948. يقع الكتاب في 291 صفحة.
Ça donne vraiment une autre image de la France de l’après guerre… du communisme aussi… des Français… de l’humanité ! Ça laisse un arrière goût amer car on se dit que rien n’a vraiment changé, dans le fond. Le passé reste toujours possible…
Dernière remarque : le personnage de Wautrin est exceptionnel. Au début je me disais : oh un Pangloss mais finalement c’est le personnage le plus inspiré et même le plus moral et courageux…
A RELIRE (plus tard) J’ai adoré ce livre, très bien écrit. Certains personnages sont très attachants, le gérant du bar, d’autres restent très plats. L’histoire nous plonge dans l’après-guerre, après la collaboration, les communistes qui essaient de prendre la main, les rétributions pour ceux qui ont collaborés ou ne sont pas d’accord.
La vie consiste à alterner entre Watrin (dépressif, traumatisé, deep in thought life enjoyer) et Léopold (vin blanc, écrit des vers de merde, vin blanc, répand une parole haineuse au coucher du soleil).
Ce bouquin ci a aussi prit l'eau : il n'y a pas que les nazis qui se noient, les communistes aussi. Cf. L'ordre du jour.
récit qui relate l'histoire de l’hébergement d'un fugitif accusé de collaboration par un citoyen d'une ville qui a été aux 2/3 détruite dans un contexte d’après guerre, et les divers conflits moraux auxquels sont soumis les personnages
“Le monde est très bien fait. L'homme a en lui des dons qui ne risquent pas de se perdre.”
Un livre que j’ai lu afin d’améliorer ma comprehension de la langue française, celui-ci a fini par me toucher. Pourtant, ce n’est pas à dire que c’est un roman parfaitement réalisé, et on peut commencer avec les éléments les plus faibles de l’histoire. Parfois, les personnages ont tendance à ressembler à des caricatures ; chacun a sa fonction littéraire, mais on aurait souhaité un peu plus de subtilité dans la présentation. En outre, on suggérerait que les personnages féminins manquent, en général, de profondeur. Bien que la plupart du récit paraisse un peu prolixe, la façon dans laquelle Aymé tisse ensemble les éléments divers vers la fin du livre est louable.
En dépit de ces points de critique, je suis arrivé à apprécier le récit qui se déroule au cours du livre. Le thème central que développe Aymé concerne < l’hypocrisie > de la société française pendant les années de l’après-guerre. Aymé s’efforce de mettre l’accent sur la dissimulation omniprésente qui, à ses yeux, corrompt la société victorieuse et ses prétentions de grandeur. Le fait que l’auteur lui-même écrivait dans cette même société donne à l’histoire l’air d’un message déséspérant livré directement de l’époque en question. Ce message est porté le plus efficacement à travers les personnages qui s’abstiennent des < conventions nouvelles qui réglaient l’ordre moral >, en dépit de la surveillance et la violence ubiquitaires du parti communiste. Le premier de ce groupe serait le professeur Watrin. Ce personnage sert de la voix de l’humanité en face des atrocités d’une société tordue. L’effet émotionnel du personnage n’est jamais plus efficace que pendant une des scènes culminantes du roman. Dans cette scène émouvante, la compassion de Watrin le pousse à interrompre une cérémonie d’état pour soigner un homme blessé par un attentat publique des communistes qu’ignore tout le monde. C’est une scène profondément symbolique, qui exprime tout qu’Ayme cherche à communiquer avec cette histoire, avec une passion qui reste bien intacte 77 ans plus tard.
7/10
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