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Défendre la science, toujours

À nos lectrices et lecteurs... Par Mathieu Nowak, rédacteur en chef de Sciences et Avenir, Philippe Pajot, rédacteur en chef de La Recherche et Olivier Lascar, rédacteur en chef du digital.

Quand les agents LLM passent à l'action

Popularisés par ChatGPT, les grands modèles de langage (LLM) ont ouvert une ère d'interactions naturelles entre humains et machines. Une nouvelle génération, les « agents LLM », va plus loin : dotés de mémoire, capables de planifier et d'agir, ils transforment les modèles de langage en moteurs d'objectifs concrets. De la réservation d'un billet de train au devis vocal pour un artisan, les usages se multiplient. Reste à surmonter les défis techniques de la planification et de l'évaluation pour franchir un nouveau cap dans l'autonomie des IA. Panorama de la situation, qui évolue très rapidement.

"La science ne prouve pas, elle met à l’épreuve" - entretien avec l'historien des sciences Jean-Yves Cariou (seconde partie)

Au XXe siècle, la démarche scientifique devient un objet d’étude qui s’inscrit dans l’analyse générale de l’activité scientifique. L’historien des sciences Jean-Yves Cariou revient sur ces débats qui élargissent la manière de penser le progrès des sciences, sans jamais faire disparaître le cœur du moteur: formuler des hypothèses, puis les soumettre à des contrôles. Deuxième partie de cet entretien sur la naissance et la nature de la démarche scientifique (première partie ici).

"L'hypothèse c'est plus fort que nous" - entretien avec l'historien des sciences Jean-Yves Cariou (première partie)

Des préceptes d’Aristote à la réfutabilité de Popper, la science n’a eu de cesse de polir ses outils pour distinguer le vrai du faux. C’est ce long cheminement que l’historien des sciences Jean-Yves Cariou retrace dans son livre Histoire des démarches scientifiques (Éditions Matériologiques, 2019), montrant comment les savants, au cours des millénaires, ont participé à l’édification de ce que l’on appelle aujourd’hui la démarche scientifique. Une histoire faite de débats, de controverses, d’illusions parfois, mais aussi d’avancées qui ont imposé la voie hypothético-déductive comme socle de la science moderne. Nous en publions ici la première partie, qui court de l’Antiquité jusqu’à Claude Bernard. Un entretien qui fait écho à notre dossier sur le faux paru en début d'année (et accessible numériquement ou sur commande). (deuxième partie ici).

Quand la lumière redonne de l'énergie au cerveau

La lumière invisible du proche infrarouge stimule l’activité énergétique des neurones. Dans le centre biomédical Clinatec, à Grenoble, un bonnet de LED mis au point pour diffuser cette lumière pourrait bientôt être testé chez des patients atteints d’Alzheimer ou de Parkinson. Explications avec Pierre Magistretti, neuroscientifique et président du comité scientifique du Fonds Clinatec.

Classer le vivant : entre rigueur latine et flou évolutionniste

Plus de 47 000 espèces sont aujourd'hui menacées d'extinction. Mais encore faut-il savoir ce qu'on entend par «espèce». Derrière ce mot central en biologie se cache un concept bien plus fuyant qu'il n'y paraît, débattu depuis plus de deux mille ans. Selon que l'on se place du point de vue de l'écologie, de la génétique ou de la morphologie, la définition évolue, chacune avec ses avantages et ses angles morts. Les biologistes disposent ainsi de plusieurs outils. Problème: aucun n'embrasse parfaitement la diversité du vivant.

Les pionniers des réseaux métallo-organiques reçoivent le prix Nobel de chimie 2025 (enfin!)

À force de faire partie des favoris des pronostiqueurs, il fallait bien que leur tour vienne ! Annoncés comme lauréats potentiels depuis plusieurs années, Susumu Kitagawa, Richard Robson et Omar Yaghi, pionniers des réseaux métallo-organiques, plus connus sous leur acronyme anglais MOF, se voient décerner le prix Nobel de chimie 2025. À cette occasion, nous mettons en accès libre le grand entretien qu’Omar Yaghi nous avait accordé l’année dernière à Rome, à l’occasion de la remise des prix Balzan.

Le Nobel de physique 2025 célèbre l’effet tunnel macroscopique

Le Prix Nobel de physique 2025 consacre le britannique John Clarke, l’étasunien John Martinis ainsi que le français Michel Devoret, pour leurs "expériences ayant révélé des effets quantiques macroscopiques dans des circuits électriques supraconducteurs". Ils ont brillamment montré que la mécanique quantique ne se limite pas aux atomes de la nature. Leur découverte a ouvert la voie aux qubits supraconducteurs et à une nouvelle ère où la physique quantique devient un domaine que l’humain peut façonner

Le prix Nobel 2025 de médecine consacre des découvertes sur une composante subtile du système immunitaire

En récompensant le Japonais Shimon Sakaguchi ainsi que les Américains Mary E. Brunkow et Fred Ramsdell, l’Académie Nobel célèbre une avancée majeure: la découverte du rôle central des lymphocytes T régulateurs et du gène FOXP3 dans le contrôle du système immunitaire. Pour Alain Fischer, pionnier de l’immunologie en France, cette régulation est au cœur du bon fonctionnement du système immunitaire, garantissant qu’il nous défende sans nous détruire. Décryptage.

Binaire, le blog scientifique de référence sur l’informatique et le monde numérique, s’installe chez La Recherche

Depuis plus de dix ans, le blog collectif "Binaire" éclaire les multiples facettes de l’informatique: science, technologie, pédagogie et enjeux sociétaux. Né sur la plateforme du Monde en 2014, il prend aujourd’hui un nouveau départ en rejoignant le site de La Recherche. L’occasion de redécouvrir une ressource précieuse pour comprendre une discipline au cœur du XXIᵉ siècle.

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