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Cathédrales de poussière
05:34
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Des cathédrales de poussière, pour cel.le.s qui n’ont plus rien
Des cathédrales de poussière, pour les regrets
Des cathédrales de poussière, pour cel.le.s qui finiront seul.e
Des cathédrales de poussière, d’une vie à crédit
Des cathédrales de poussière, à balayer d’un souffle
Des cathédrales de poussière, imparfait.e.s et sans mesure
Des cathédrales de poussière, ce qu’il nous reste
Des cathédrales de poussière, la peine en héritage
Des années à drainer ces âmes pour bâtir des lieux sans but
Un jour ou l’autre la solitude nous accable
Le fracas d’un monde qui se dérobera sous nos pieds sera bien plus violent que tout ce qu’on a refusé de vivre
Se souvenir du rêve d’une vie grandiose qu’on avait imaginé
ne deviendra rien d’autre que des regrets.
Mort.e.s de temps perdu, d’une vie à chercher à gagner, mais quoi ?
Vivons en embrassant la défaite.
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2. |
Interstices
05:24
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Ça fait longtemps qu’on n’a pas vu une éclaircie
On conduit sur une route sans aucun virage. Une épaisse brume.
Depuis des années ont suis la ligne blanche sans savoir où on va
Le voile de la brume a terni toutes les couleurs
Je suis perdu et n’attend plus rien du tout d’un flou, presque artistique mais chaque tangente est l’espoir d’un nouveau-monde. Finalement, combien de monde y à t’il dans ton monde ?
Et si c’est ce qui reste d’horizon est toujours sans couleur, alors on le coloriera pour qu’il soit moins moche
On se réchauffera au feu des lampadaires,
On sourira et toi ou moi on oubliera la brume et la grisaille
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3. |
Godot
07:43
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L’attente, toujours. Résigné.e.s
S’asseoir pour un temps
Piégé.e.s dans nos armures
Ce monde ne nous touche plus qu’au cœur
Ne plus croire nous est impossible
Cet espoir qu’on pensait perdu nous revient
Des étincelles ravivent nos brasiers
Et la nuit ne finit plus de tomber
On est des milliers planqués sous cet arbre, isolé.e.s
Les signes du petit matin pourrons bien arriver
Mais il n’y a que la certitude d’être là
à pouvoir allumer nos flammes,
faire brûler nos étoiles.
A vivre d’espoir, alors je veux qu’il vienne de nous
Au risque de l’espoir, alors je veux qu’il vienne de nous
Si je veux d’un espoir, autant faire qu’il vienne de nous
Sauter le pas de l’espoir, autant faire qu’il vienne de nous
A brûler d’espoir, alors je veux qu’il vienne de nous
A mourir d’espoir, alors je veux qu’il vienne de nous
A brûler d’espoir, alors je veux qu’il vienne de nous
A mourir d’espoir, alors je veux qu’il vienne de nous
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4. |
Jubilé
04:33
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Alors s’il est certain que les empires finissent par tomber,
Que faire d’un monde qui n’a plus d’extérieur ?
Aucun.e barbare aux portes pour achever cette bête moribonde
Notre salut est en nous, vivons sans l’attendre
Nous désirons en négatif, car la beauté est déjà là
Ce sont les barreaux de la cage qui sont de trop
Dansons comme autant d’ulcères dans l’estomac du monstre
Jubilé, table rase. Plus rien à perdre qu’une vie à moitié vécue.
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5. |
Consolations
07:27
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Le jour n’est qu’une trêve entre deux nuits.
Nous sommes toujours habiles quand il s’agit de croire que chaque moment de répit sera la pour toujours. Mais le répit ne dure jamais, on passe notre à temps à se relever pour mieux retomber.
Comme un désert d’épines dans lequel, on pourrait apercevoir au loin, de la mousse au pieds des arbres d’une forêt qui se rapproche mais que l’on atteint jamais.
Comme des prisons, les formes du monde seront toujours ce qui s’oppose à notre espoir d’exister librement. On se console de quelques minutes de lumière avant de replonger dans l’obscurité et nos vices. Mais la caresse d’un "je te promets tout ira mieux demain"laisse toujours entrevoir une raison de vivre. Et si la nuit n’était qu’une trêve entre deux jours ?
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6. |
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Si tu m’abandonne, tu te préserve de l’échec
Si tu reste tu t’abandonne
Regarde moi dans les yeux et dis moi que j’ai tort
Je me sens noyé tellement de fois tu t’essouffle
Depuis le début je porte le leste, il n’y a rien à sauver ici
Ne pas rester, ne pas partir
Refaire demain et voir ce que tu pourrais bâtir.
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Yarostan Marseille, France
Post-hardcore from La-Fare-les-Oliviers & Marseille.
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